Après Alice et versa, la compagnie présente sa troisième création, toujours à la recherche de formes théâtrales innovantes, elle explore un langage visuel. Un théâtre physique faisant de l’image le support du texte. Un univers souvent onirique, fait de métaphores gestuelles où les personnages sont «universalisés».
La compagnie se distingue dans les thèmes qu’elle aborde: centrée autour de l’Homme, elle donne à voir ce qui est caché, secret, intérieur…
Elle cherche la théâtralité des liens invisibles entre les êtres autant que leur relation à eux-mêmes.
Autour de la table une famille est réunie. Au menu: entrée, plat, dessert, café. Un repas de famille comme il en existe des milliers…
C’est alors qu’entre deux bouchées, nous plongeons dans l’univers intime des pensées de chaque personnage à travers des images venues du fond de leurs âmes.
Comme sont subtils, nombreux, et lourds à porter, nos fourvoiements, nos pensées secrètes, nos espérances inavouées, les gestes que nous attendons d’autrui, ceux que nous retenons, les mots que nous voulons entendre, ceux que nous entendons mais que nous ne comprenons pas.
Et c’est dans ce désordre que nous nous donnons la réplique, sans rompre le cours de la conversation du dehors, taisant résolument celle du dedans et qui fait de nous des menteurs.
C’est à travers ce ballet d’images en aller/retour entre le réel et le subjectif, que va se tisser notre histoire, le spectateur est alors le témoin privilégié de ce qui agite chaque personnage, révélant ainsi la complexité des rapports humains et plus particulièrement des liens familiaux.
Un univers poétique, évoquant avec onirisme et pudeur ce que nous ne voyons jamais et qui pourtant détermine toujours nos actions: Nos pensées.
